FESTIVAL MÉTÉO 2019
 

BEDMAKERS “Tribute to an Imaginary Folk Band“

L’histoire du jazz est autant épris de liberté que d’improviser avec celle-ci. Liberté de casser les codes, de faire dialoguer musique savante et populaire, d’être là où on ne s’y attend pas. Mais c’est aussi une musique faite de racines, d’où les multiples réminiscences qui la jalonnent. Bedmakers joue sur ces deux tableaux : une irruption dans les méandres de la folk anglo-saxonne et irlandaise dont le quartet se propose d’en créer la suite avec un régal et une fraîcheur sans retenue. Il fallait bien cela pour faire cohabiter le blues illuminé et tragique de John Fahey avec les envolées lyriques du Celte Matt Molloy et l’intense sobriété de Bert Jansch, que le quartet réagence avec la richesse propre à l’improvisation libre.

Jazz history is as much enamored of freedom as improvisation with it. Freedom to break codes, to make learned and popular music dialogue, to be where it is not expected. But it is also a music made of roots, among the multiple reminiscences which are staked. Bedmakers play on these two scenes : an irruption in the meanders of Anglo-Saxon and Irish folk whose quartet proposes to create a suite with a feast and freshness without restraint. It was necessary to combine the illuminated and tragic blues of John Fahey with the lyrical flights of Celtic Matt Molloy and the intense sobriety of Bert Jansch, that the quartet has lived with the wealth of free improvisation.

Une production Freddy Morezon. Avec le soutien de la DRAC Occitanie, du CNV, de la SPEDIDAM, de l’Institut Français à Paris et la Ville de Toulouse.
En co-production avec Banlieues Bleues et Jazzdor.

Soirée présentée en partenariat avec la Filature, Scène Nationale - Mulhouse

CAST-A-NET

Pianiste, compositrice et improvisatrice née à Lausanne, Sylvie Courvoisier vit et crée à New York depuis 1998, ou elle dialogue sur scène depuis longtemps avec le violoniste Mark Feldman et la musicienne Ikue Mori, tous trois acteurs essentiels de l’avant-garde new-yorkaise. “Cast-A-Net“ prend sa source de l’album “Miller’s Tale“, une composition d’une grande beauté enregistrée par les trois musiciens en compagnie également de l’immense saxophoniste Evan Parker. Mais aussi de la rencontre en 2009 de la pianiste suisse avec le danseur et chorégraphe Israel Galvan, “oiseau-flamenco“ vribratile qui fait sonner son corps comme un instrument, rythmique à la fois sonore et visuelle. Cast-a-Net, c’est la création d’un réseau, un monde de connivence entre des artistes venus d’horizons différents et qui de la fabuleuse somme de leurs expériences tirent une commune envie d’aller au feu.

Première française

Soirée en coréalisation avec La Filature, Scène Nationale – Mulhouse


A pianist, composer and improviser born in Lausanne, Sylvie Courvoisier has been living and creating in New York since 1998, where she has been talking on stage for a long time with the violinist Mark Feldman and the musician Ikue Mori, all three essential actors of the New York “avant-garde“. "Cast-A-Net" has its source from the album "Miller’s Tale", a composition of great beauty recorded by the three musicians in the company also of the great saxophonist Evan Parker. But also the meeting in 2009 of the Swiss pianist with the dancer and choreographer Israel Galvan, "bird-flamenco" vibratile that makes sound his body as an instrument, rhythmic both sound and visual. Cast-a-Net is the creation of a network, a world of collusion between artists from different backgrounds and the fabulous sum of their experiences draw a common desire to go to the fire.

CAST-A-NET (Trailer) from Sylvie Courvoisier on Vimeo.

SYLVIE COURVOISIER SOLO

Au lendemain de Cast-A-Net, projet collectif ou elle croise le fer avec quelques uns de ses plus fidèles compagnons d’aventures musicales, on retrouve la pianiste Sylvie Courvoisier en solo, pour la première fois dans l’histoire du festival. Si sa discographie ne révèle qu’un unique enregistrement solo “Signs and Epigrams“ en 2007, elle excelle pourtant dans cet exercice moins solitaire qu’il n’y parait. L’instrument, le public, la salle, tout est prétexte à un véritable jeu, d’autant plus fascinant qu’on le découvre en miroir à sa prestation de la veille dans un tout autre contexte. L’actuel directeur de Météo raconte que rarement il n’a été aussi subjugué par un concert que lors d’un solo de la pianiste suisse il y a une dizaine d’années à Strasbourg. Gageons que celui-ci devrait une nouvelle fois constituer un moment rare et dont on se souviendra longuement.

In the aftermath of Cast-A-Net, a collective project where she crosses the hook with some of her most faithful companions of musical adventures, we find pianist Sylvie Courvoisier solo, for the first time in the history of the festival. Although her discography reveals only a single solo recording "Signs and Epigrams" in 2007, she still excels in this less solitary exercise than it seems. The instrument, the audience, the room, everything is a pretext for a real game, all the more fascinating as it is mirrored in its performance of the day before in a completely different context. The current director of Météo reports that he has rarely been as enthralled by a concert as at a solo of the Swiss pianist there are ten years in Strasbourg. Let’s hope that it should once again be a rare moment and one that will be remembered at length.

À venir

DREIECK INTERFÉRENCES ENSEMBLE

Avec ses échos de folk songs poétiques, de bal trad’ de fin de soirée, de percus contemporaines et de cordes désapprivoisées, le “DIE“ s’avance tel un mystérieux navire dans la brume d’un petit matin : majestueux et fascinant. En réunissant pour la traversée 23 jeunes musiciens, véritable pépinière de talents “made in Grand Est“, tous ouverts et hyper-actifs dans des esthétiques éclectiques, le contrebassiste et compositeur Stéphane Clor s’est lancé un sacré challenge. Mais l’entraînement est intensif : une semaine de résidence à Wesserling, accueilli par le collectif l’Art du Possible au début de l’été, puis une autre à Strasbourg dans les locaux de l’ensemble Hanatsu Miroir avant de dévoiler en exclusivité ses facettes pour le festival Météo, forcément multiples et passionnantes.

With its echoes of poetic folk songs, a traditional late-night ball, contemporary percussion and stripped-down strings, the "DIE" moves forward like a mysterious ship in the mist of a New York morning : majestic and fascinating . By bringing 23 young musicians together for the crossing, a veritable nursery of talents "made in Grand Est", all open and hyper-active in eclectic aesthetics, double bassist and composer Stéphane Clor did not really choose the light weight category. But the training is intensive : a week of residence in Wesserling, hosted by the collective Art of the Possible at the beginning of the summer, then another in Strasbourg in the premises of the ensemble Hanatsu Mirror before unveiling its exclusive facets for the Météo Festival, inevitably multiple and exciting.

Création Festival Météo 2019
Avec le soutien du Collectif l’Art des Possibles à Wesserling et de Hanatsu Miroir à Strasbourg
Concert parrainé par la Région Grand Est

QONICHO C !

Musique impro-noise issue de l’underground parisien, mais née de la rencontre de Morgane avec Blanche qui traîne sa copine à Météo en 2015 pour lui élargir les horizons, Qonicho Ah est un duo sax/batterie boosté, stimulante et roborative, qui vrille et casse la baraque. Comme elles aiment bien inviter d’autres musien-ne-s, écriture inclusive oblige, ça devient Qonicho B !, Qonicho C !, Qonicho D !. Pour le coup, c’est Farida Amadou qui s’y colle et ça tombe plutôt bien puisqu’elle rencontre Morgane, à présent intoxiquée à l’impro, au cours d’un stage Météo en 2016. Les saillies tour à tour enragées et luxuriantes du saxophone s’épanouissent à merveille sur une rythmique qui gagne en puissance au son vrombissant de la basse.

Impro-noise music from the Parisian underground, but born from the meeting of Morgane with Blanche who drags her friend to Météo Festival in 2015 to expand his horizons, Qonicho Ah is a duo sax / battery boosted, stimulating and invigorating, which twists and break the house. As they like to invite other musicians, it becomes Qonicho B !, Qonicho C !, Qonicho D ! For the moment, it is Farida Amadou who sticks to it and it falls rather well since she met Morgane, now addicted to the impro, during a Météo festival workshop in 2016. The protrusions alternately enraged and the lush sound of the saxophone blossoms perfectly on a rhythm that gains in power to the roaring sound of the bass.

VOCAL CLASSICS OF THE BLACK AVANT-GARDE

Elaine Mitchener se tourne vers l’avant-garde afro-américaine des années 1960-1970 pour y lier le foisonnement créatif de la musique improvisée au vécu de nombreuses injustices raciales qui touchaient la communauté noire d’alors. Le répertoire de ce programme inédit réinterprète certaines de ces œuvres majeures en dépassant les frontières du temps et de l’espace pour résonner universellement ici et maintenant. À l’heure du #BlackLivesMatter, ce programme parle avec force du besoin de résistance et de résilience et ancre la création artistique dans son temps. Pour donner de la voix, Mitchener a su s’entourer d’une solide formation britannique dont le modernisme musical résonne avec ferveur à la tradition vernaculaire de tous les opprimés et des sans voix.

Elaine Mitchener turned to the African-American avant-garde of the 1960s-1970s to link the creative explosion of improvised music to the experiences of many racial injustices that affected the black community of the time. The repertoire of this original program reinterprets some of these major works by going beyond the boundaries of time and space to resonate universally here and now. At the time of #BlackLivesMatter, this program speaks forcefully of the need for resistance and resilience and anchors artistic creation in its time. To give voice, Mitchener knew how to surround himself with a solid British formation whose musical modernism resonates fervently with the vernacular tradition of all the oppressed and the voiceless.

Première française

The Wire - Vocal Classics of the Black Avant-Garde

BEAM SPLITTER

Audrey Chen et Henrik Munkeby Nørstebø forment avec Beam Splitter un duo pour voix amplifiée, trombone et électronique analogique. L’utilisation de la pureté acoustique de l’analogique, discrètement amplifié, réunit les deux voies distinctes du duo dans un dialogue qui s’étend bien au-delà de la frontière de l’élément corporel (la voix) et des techniques étendues (le trombone). Tous deux de formation classique, ils cherchent ici à définir une esthétique qui leur soit propre, par souci de renouvellement comme par respect envers les anciens. Entre ces deux pôles, ils proposent une métaphore sensuelle des relations complices où, sous des dehors sereins, chacun s’offrent à l’autre nu et exposé. Une réussite, subtile et sublime.

Audrey Chen and Henrik Munkeby Nørstebø form with Beam Splitter a duet for amplified voice, trombone and analog electronics. The use of the acoustic purity of the analog, discreetly amplified, unites the two distinct paths of the duo in a dialogue that extends far beyond the boundary of the body element (voice) and extended techniques ( the trombone). Classically trained, they seek here to define an aesthetic of their own, for the sake of renewal as respect for the old. Between these two poles, they propose a sensual metaphor of accomplices relations where, under a serene exterior, everyone offers himself to the other naked and exposed. A success, subtle and sublime.

LAURE FISCHER & GASPARD BECK

Apéro-concert en partenariat avec l’Office de Tourisme et des Congrès de Mulhouse

Échappés de la classe d’improvisation du Conservatoire de Mulhouse et du bouillonnant collectif afrobeat Kathy Faller 68, dirigés dans les deux cas par Samuel Colard, et assidus des workshops de Météo, ces deux jeunes pousses explorent en duo les matières sonores de leurs instruments respectifs au profit de leurs capacités à nous faire taper du pied. Mais attention, la bonne humeur reste de mise, l’énergie communicative et, surtout, la musicalité exigeante. Un travail méticuleux sur les timbres complémentaires et dissonants de l’interaction entre cuivre et fûts, souffle et frappe, guide l’exploration juvénile et rafraîchissante de ce duo tout en finesse.

Escaped from the improvisation class of the Conservatoire de Mulhouse and the bubbling collective afrobeat Kathy Faller 68, directed in both cases by Samuel Colard, and assiduous of the workshops of Weather, these two young shoots explore in duet the sound material of their respective instruments for the benefit of their abilities to make us stomp. But beware, the good mood remains in place, the communicative energy and, above all, the demanding musicality. A meticulous work on the complementary and dissonant stamps of the interaction between copper and barrels, breath and keys, guides the juvenile and refreshing exploration of this duo with finesse.

ALEXANDER HAWKINS SOLO

Compositeur confirmé, organiste aguerri, leader de quartets hétéroclites, interprète recherché et apprécié, notamment aux côtés du batteur légendaire Louis Moholo-Moholo, Alexander Hawkins est partout. Quoi de mieux pour le vérifier sur pièces qu’un solo dans le cadre toujours envoûtant de la chapelle Saint-Jean ? Une agilité technique sans faille doublée d’une imagination débordante lui permette d’esquisser le langage futur du piano jazz sans donner à l’auditeur toutes les clés qui lui permettrait d’en saisir l’ensemble des détails riches en harmoniques et contrepoint. De ce manque découle paradoxalement un sentiment de plénitude sonore.

Première française

A well-known composer, seasoned organist, heterogeneous quartet leader, sought-after and appreciated performer, especially alongside the legendary drummer Louis Moholo-Moholo, Alexander Hawkins is everywhere. What better way to check it out than a solo in the captivating setting of Saint John’s Chapel ? A flawless technical agility coupled with an overflowing imagination allows him to sketch the future language of jazz piano without giving the listener all the keys that would allow him to grasp all the details rich in harmonics and counterpoint. From this lack comes paradoxically a feeling of sound fullness.

INFLUENCES #3 - SESSIONS D’ÉCOUTE

Avec Morgane Carnet et Farida Amadou

Plus d’infos à venir

FÉLICIE BAZELAIRE / ANGELICA CASTELLO

Le festival a toujours été un creuset de rencontres fécondes entre générations, styles et écoles, continents. Cette année encore une rencontre improvisée inédite s’est dessinée autour de la contrebassiste Félicie Bazelaire qui, après échange, propose la musicienne improvisatrice Angelica Castello. Ce choix incarne à merveille ce rôle de creuset : jamais venue à Météo, la Mexicaine est installée depuis longtemps à Vienne où elle officie au sein du collectif Klingt, véritable vitrine et fer de lance des musiques nouvelles. Les deux musiciennes partagent un goût prononcé pour l’abstraction et les compositions issues de process codifiés. On pourra s’attendre à une musique faite de textures en lente transformation, de matières en reliefs et de sonorités inattendues.

Création Météo 2019

The festival has always been a melting pot of fruitful encounters between generations, styles and schools, continents. Once again this year, an unprecedented improvised meeting took place around the bassist Félicie Bazelaire who, after an exchange, offers the improvising musician Angelica Castello. This choice epitomizes perfectly this role of crucible : never come to Météo Festival, the Mexican is installed for a long time in Vienna where she officiates within the collective Klingt, true showcase and spearhead of the new musics. The two musicians share a strong taste for abstraction and compositions resulting from codified processes. We can expect a music made of textures in slow transformation, materials in relief and unexpected sounds.

ANTHONY LAGUERRE "MYOTIS"

L’exercice du solo de batterie est un des plus délicats qui soit. Surtout lorsque ces prédécesseurs s’appellent Chris Corsano, Will Guthrie ou encore Sven-Åke Johansson. Ces dernières années pourtant, Martin Brandlmayr ou Alexandre Babel sont montés sur les planches de Météo sans démériter, loin s’en faut. Soyez assurés qu’Anthony Laguerre s’apprête à se faire une place de choix dans ce palmarès. Musicien et technicien du son, il maîtrise l’ensemble de son solo conçu comme une recherche basée sur le rythme et la matière sonore autour de la batterie. Flirtant sans cesse avec le larsen, qu’il domestique avec une palette de techniques non conventionnelles, il met en vibration l’espace environnant pour en faire ressortir les propriétés acoustiques.

The exercise of the drum solo is one of the most delicate of all. Especially when these predecessors are called Chris Corsano, Will Guthrie or Sven-Åke Johansson. In recent years, however, Martin Brandlmayr or Alexandre Babel are mounted on the Meteo Festival stages without demerit, far from it. Rest assured that Anthony Laguerre is preparing to make a name for herself on this list. Musician and sound technician, he masters all of his solo conceived as a research based on rhythm and sound material around the drums. Constantly flirting with the feedback, he domesticated with a palette of unconventional techniques, it vibrates the surrounding space to bring out the acoustic properties.

PAAL NILSSEN-LOVE LARGE UNIT

La Scandinavie, terre de jazz, ça n’est plus à démontrer. Que Paal Nilssen-Love en soit un des ambassadeurs actuels les plus représentatif non plus. Pour cette édition, il nous régale de la plus grande formation qu’il ait réunie à ce jour sous sa baguette, un big band gourmand et gourmet. Si son orientation générale porte incontestablement la marque de son géniteur – à savoir un jeu franc, taillé au cordeau et sans fioritures – les multiples personnalités de l’ensemble assouplissent et adoucissent ce trait de caractère pour régaler l’audience d’un melting-pot musical traversant les genres et les époques de la riche histoire de la free music. Plaisir du jeu, régal des oreilles !

Première française

Scandinavia, land of jazz, that is more to demonstrate. May Paal Nilssen-Love be one of today’s most representative ambassadors, either. For this edition, we enjoy the greatest training he has gathered to date under his baton, a gourmet big band. If its general orientation is unquestionably the mark of its parent - namely a frank game, cut to the cord and no frills - the multiple personalities of the whole soften and soften this trait to feast the audience of a melting pot musical through the genres and eras of the rich history of free music. Fun of the game, treat of the ears !

FARIDA AMADOU / STEVE NOBLE

Steve Noble, figure centrale de la scène londonienne, embarque la jeune musicienne belge Farida Amadou pour un duo rythmique endiablé. Le batteur, toujours inventif techniquement, guidé par des gestes précis, détaillés, dresse une palette sonore éclatante. Les percussions mutent, tour à tour, en bols tibétains exténués, tôle électrifiée, carillons répétitifs, bourdons lessivés. Le tout dans un esprit so british, quelque part entre les Monthy Python et le punk façon God save the queen. Une posture qui va à ravir au jeu dense, lacéré et sans concession de la bassiste Farida Amadou qui vient de rejoindre les rangs du groupe de noise rock au nom programmatique de Cocaine Piss !

Première française

Steve Noble, central figure on the London scene, takes young Belgian musician Farida Amadou on a raging rhythmic duet. The drummer, always technically inventive, guided by precise, detailed gestures, creates a brilliant sound palette. The percussions mutate, in turn, into extinguished Tibetan bowls, electrified sheet metal, repetitive chimes, leached bumblebees. All in a British spirit, somewhere between the Monthy Python and the punk God save the queen. A posture that will delight the game dense, lacerated and uncompromising bassist Farida Amadou who has joined the ranks of noise rock band in the name of programmatic Cocaine Piss !

KIM MYHR YOU I ME

Tout dans la musique de ce projet est océanique. Les vastes étendues sonores qui permettent à chaque musicien d’improviser dessus de micro détails confère à l’ensemble, centré autour d’un pouls rythmique répétitif lancinant, autant d’occasions de créer des incidents amenant l’ensemble à changer imperceptiblement. À la manière d’un océan sans fin où horizon et ligne de fuite se confondent : la dense accumulation d’informations sonores amène le processus de composition/perception à devenir aussi important que l’objet perçu. Une musique faite pour se noyer dans la douceur aqueuse des rêveries de Kim Myhr. Une musique conçue pour se perdre dans les multitudes solitaires. Une musique faite pour soi, par d’autres.

Everything in the music of this project is oceanic. The vast expanses of sound that allow each musician to improvise above details give the ensemble, centered around a repetitive rhythmic pulse, as many opportunities to create incidents causing the whole to change imperceptibly. In the manner of an endless ocean where horizon and line of flight merge : the dense accumulation of sound information causes the process of composition / perception to become as important as the perceived object. A music made to drown in the watery sweetness of Kim Myhr’s dreams. Music designed to get lost in the lonely multitudes. Music made for oneself, by others.

JACQUES DEMIERRE "THE WELL-MEASURED PIANO“ - Remplacer par Félicie Bazelaire / Angelica Castello

Suite à un problème de santé sans gravité, Jacques Demierre doit malheureusement annulé son concert au Festival Météo. C’est le duo Félicie Bazelaire / Angelica Castello, initialement prévu la veille à km0 qui se produira à la Chapelle Saint-Jean ce vendredi 30 août à 12h30.

Pianiste, compositeur et improvisateur, Jacques Demierre est un musicien majeur de la scène européenne bien connu du public du festival. Au-delà d’une discographie qui force le respect et ses multiples collaborations extra-musicales, il mène une réflexion critique sur la musique, le son et le langage. Au fil de ces années de recherche, il articule aujourd’hui sa pensée sur l’agencement de l’instrument-piano au corps-pianiste. Chaque son est appréhendé en soi, isolé au sein d’un tout, agencé et disponible au sein d’un ensemble sonore potentiel dans lequel le pianiste n’aura plus qu’à piocher. L’élargissement du jeu corporel et instrumental s’accompagne d’un repositionnement sémantique : Demierre ne joue plus du piano, mais avec le piano.

Création

Pianist, composer and improviser, Jacques Demierre is a major musician of the European scene well known to the public of the festival. Beyond a discography that commands respect and his many extra-musical collaborations, he leads a critical reflection on music, sound and language. In the course of these years of research, he articulates today his thought on the arrangement of the piano-instrument to the body-pianist. Each sound is apprehended in itself, isolated within a whole, arranged and available within a potential sound set in which the pianist will only have to pick. The widening of the body and instrumental play is accompanied by a semantic repositioning : Demierre no longer plays the piano, but with the piano.

MATTHIAS MÜLLER / JEB BISHOP / MATTHIAS MUCHE “Bone Crusher“

Bruits, éclats, sculptures, air, drones. Trois trombones effarants de possibilités infinies. Trois fantastiques instrumentistes au sommet de leur art, qui convoquent la figure tutélaire de Johannes Bauer dans un dialogue percutant. Interrogeant tout le spectre sonore, les allemands Matthias Müller et Matthias Müche et l’américain Jeb Bishop passent au shaker harmonie, mélodie, rythme, bruit. En résulte un cocktail aux couleurs arc-en-ciel et au goût justement acidulé. Une addiction hautement recommandable.

Première française

Noises, splinters, sculptures, air, drones. Three striking trombones of infinite possibilities. Three fantastic instrumentalists at the peak of their art, who summon the tutelary figure of Johannes Bauer in a striking dialogue. Interrogating the entire sound spectrum, the Germans Matthias Müller and Matthias Müche and the American Jeb Bishop spend the shaker harmony, melody, rhythm, noise. The result is a rainbow-colored cocktail with a tangy taste. A highly recommendable addiction.

SEB BRUN “HORNS“

La relève activiste qui défend et pourfend les musiques improvisées, libres, nouvelles, expérimentales est assurée. Tête pensante de l’éclectique label Carton Records, Seb Brun réunit autour de lui quatre jeunes musiciens hyper-actifs et hyper-engagés qui naviguent sans complexe des scènes électrifiées et survoltées au travail plus fin de l’acoustique. Ils ne s’embarrassent guère des étiquettes. Ils font. Sur Horns, la batterie scande un rythme de transe, la trompette transperce l’espace d’éclairs rayonnants, les gongs et autres objets vibrants confèrent une ambiance chamanique, la diffusion fusionne textures acoustiques et effets électroniques dans un souci singulier et attentif au lieu de l’écoute.

Création
Production : Carton Records, Maison Tempête
Soutiens : Drac Auvergne Rhone Alpes, Région Auvergne Rhone Alpes, Spedidam, Creative Europe, Jazz Connective, Onda, Festival Météo, Théâtre de Vanves

The emerging activist who defends and fights improvised, free, new, experimental music is assured. The thinking head of the eclectic Carton Records label, Seb Brun gathers around him four hyper-active and hyper-committed young musicians who navigate uncomplicated electrified and supercharged scenes to the finer work of acoustics. They do not bother with labels. They do. On Horns, the drums play a trance rhythm, the trumpet pierces the space of radiant lightning, the gongs and other vibrating objects confer a shamanic atmosphere, the diffusion fuses acoustic textures and electronic effects in a singular and attentive concern instead of listening.

JOËLLE LÉANDRE TENTET

Il était peut-être temps, à Météo, de faire (re)découvrir le travail de compositrice de Joëlle Léandre pour qui la relation avec son activité d’improvisatrice (hors pair, il va sans dire) la questionne depuis ses débuts (soit près de trente ans). Au sein d’un tentet à composition variable depuis sa naissance, elle s’attachera à présenter des « œuvres ouvertes » à la structure découpée en plusieurs séries permettant de tuiler diverses phases, du duo au tentet, jusqu’au mouvement final. Ainsi, la composition Can you hear me ?, enregistrée en 2016, mettait au prise de la contrebasse de Léandre toute une instrumentation revigorante, servie par de jeunes musiciens au style irréprochable.

It was perhaps time, in Météo, to make (re) discover the work of Joëlle Léandre’s composer for whom the relationship with her improvisatory activity (unparalleled, it goes without saying) questions her since its beginnings (either close thirty years old). In a tent composition variable since its birth, Joëlle Leandre will focus on presenting "open works" to the structure cut into several series to tile various phases, from the duet to the tentet, to the final movement. Thus, the song Can you hear me ?, recorded in 2016, put in the catch of the double bass of Léandre all invigorating instrumentation, served by young musicians with irreproachable style.

MANU HERMIA / SYLVAIN DARRIFOURCQ / VALENTIN CECCALDI

Du free-jazz au classique, Valentin Ceccaldi s’attache à renouveler le violoncelle. Avec son complice Sylvain Darrifourcq, tous les deux déjà croisés au sein de l’iconoclaste MILESDAVISQUINTET ! pour lequel le batteur a perfectionné un univers singulier et créatif, mécanique et physique, ils tissent le canevas idéal pour les cuivres de Manuel Hermia, saxophoniste aventurier qui sillonne les mondes de la world music tout en portant haut et fort le cri primal d’un jazz furieusement libertaire. Trois musiciens qui font actuellement bouger les lignes du paysage jazz. Vivant et intrépide, le trio nous emporte par son live vers des rebondissements jouissifs au groove impeccablement maîtrisé !

From free jazz to classical, Valentin Ceccaldi strives to renew the cello. With his accomplice Sylvain Darrifourcq, both already crossed in the iconoclast MILESDAVISQUINTET ! for which the drummer has perfected a singular and creative universe, mechanical and physical, they weave the ideal canvas for the brass of Manuel Hermia, saxophonist adventurer who travels the world music world while raising loudly the primal cry of a jazz furiously libertarian. Three musicians who are currently moving the lines of the jazz landscape. Lively and intrepid, the trio takes us by his live to enjoyable twists and grooves impeccably mastered !

ANGUISH

Qui a dit que le hip-hop était un courant sclérosé ? Fans de la première heure du krautrock de Faust, les américains de Dälek réinvente sans cesse l’esthétique de cette musique de rues et de révoltes – comme à la toute première heure du jazz. Collaborant avec leurs idoles sur l’indispensable et respectueux Derbe Respect, Alder, Mike Mare et Will Brooks, boulimiques, réunissent ici le vétéran Hans Joachim Irmler, l’étonnant trompettiste suédois Goran Kajfes et le batteur de Fire ! Andrea Werliin. L’univers sonore suffocant, d’une intensité palpable, où bruits industriels se mêlent aux lamentations post-jazz restituent toute l’angoisse de ce projet qui s’impose comme la bande-son d’un avenir dystopique anxiogène et apocalyptique.

Who said that hip-hop was a sclerotic current ? Fans of the first hour of Faust’s krautrock, the Americans of Dälek constantly reinvent the aesthetics of this music of streets and revolts - as in the very first hour of jazz. Collaborating with their idols on the indispensable and respectful Derbe Respect, Alder, Mike Mare and Will Brooks, bulimics, bring together veteran Hans Joachim Irmler, the amazing Swedish trumpeter Goran Kajfes and the drummer of Fire ! Andrea Werliin. The suffocating sound universe, of a palpable intensity, where industrial noises mingle with the post-jazz lamentations restitute all the anxiety of this project which imposes itself as the soundtrack of a dystopian future anxiety and apocalyptic.

PERRINE BOUREL SOLO

De formation classique, Perrine Bourel change de cap à vingt ans pour désapprendre la musique de violoniste et apprendre celle des violoneux des Alpes du Sud et du Dauphiné suite à un choc esthétique. Elle passe une année complète dans la ferme de Michel Favre au pied de la montagne de Lure avant de prendre la direction de l’Irlande à la rencontre de ses bardes modernes. En 2013, nouvelle bifurcation, celle des musiques expérimentales contemporaines qu’elles découvrent en intégrant le collectif de la Nòvia. À l’intersection de ces deux univers, elle nous fait redécouvrir son instrument, quelque part entre tradition vernaculaire ancestrale et modernité modale, sans faux-semblants ni concessions, loin d’un folklore monolithique ou d’une avant-garde bavarde.

Classically trained, Perrine Bourel changed course at the age of twenty to unlearn violinist’s music and learn that of fiddlers in the Southern Alps and Dauphiné following an aesthetic shock. She spent a full year in Michel Favre’s farm at the foot of the Lure mountain before heading to Ireland to meet her modern bards. In 2013, new bifurcation, that of the contemporary experimental musics that they discover while integrating the collective of Nòvia. At the intersection of these two worlds, she makes us rediscover her instrument, somewhere between ancestral vernacular tradition and modal modernity, without false pretenses or concessions, far from a monolithic folklore or a talkative avant-garde.

THE TEXTILITY OF MAKING

Depuis que le festival investit la friche DMC, le public n’ignore plus que Mulhouse et sa région étaient au centre d’un bassin industriel où le textile imprégnait un vaste territoire. Une nouvelle résidence autour de ce riche passé est porté par Météo en soutien à la création. The textility of making est une performance collaborative entre un musicien, une plasticienne et un développeur. Elle met en œuvre un tissage de lignes hétérogène : fils de fibres aux textures variées et fils rapetassés de plusieurs couleurs, flux électriques et sonores, code digital et patch analogique, trajectoires des câbles, des pieds et des mains. Une improvisation où le geste artisanal devient prétexte esthétique.

Création

Concert précédé d’une visite guidée de la Friche DMC.

Since the festival invests the fallow DMC, the public is no longer unaware that Mulhouse and its region were at the center of an industrial basin where textile permeated a vast territory. A new residence around this rich past is worn by Météo in support of creation. The textility of making is a collaborative performance between a musician, a visual artist and a developer. It uses a heterogeneous line weaving : son of fibers with varied textures and multicolored wires of various colors, electrical and sound flows, digital code and analog patch, trajectories of cables, feet and hands. An improvisation where the artisanal gesture becomes an aesthetic pretext.

TIMOTHÉE QUOST “SEUL“

Engagé dans la promotion de la création sonore auprès d’un plus large public, Timothée Quost trouve naturellement sa place au cœur de cette journée festivalière consacrée à la matière sonore. De formation classique et jazz, il se pique d’expérimentations tout azimuts jusqu’à développer un dispositif de jeu solo très personnel basé sur l’utilisation de microphones ultra sensibles et de hauts-parleurs haute définition. Sa trompette mute en une instrumentation complète grâce à laquelle il peut travailler en profondeur les textures sonores générées par une large gamme de souffle – du soupir au cri rauque –, de « percussions buccales » et de larsens volontaires. Mettant en valeur les spécificités acoustiques des lieux, il place avec élégance l’auditeur au centre de sa dramaturgie sonore.

Engaged in the promotion of sound creation to a wider audience, Timothée Quost naturally finds its place at the heart of this festival day devoted to sound matter. Classically trained and jazz, he prides himself on all-out experiments to develop a very personal solo playing device based on the use of ultra-sensitive microphones and high-definition speakers. His trumpet mute into a complete instrumentation thanks to which he can work in depth the sound textures generated by a wide range of breath - from the hoarse cry sigh - to "mouth percussions" and volitional larsens. Highlighting the acoustic specificities of the premises, he elegantly places the listener at the center of his sonic dramaturgy.

EDREDON SENSIBLE

Deux percussionnistes, deux saxophonistes. Les premiers vivent au rythme brésilien, nord africain, latino, bref des trucs du soleil. Les seconds, ténor et baryton, soufflent et vocifèrent leurs mélodies à en devenir tout rouges, chauffés à vif par les soleils des percus. Fougueux et infatigables, les quatre édredons sensible jouent avec nos nerfs à faire traîner en longueur leurs attaques, à les répéter, encore et encore, mais quand la vanne s’ouvre, quelle joie de se défouler sur ce jazz binaire, ou ternaire, on ne sais plus trop bien, puisque de toute manière on danse et le reste n’a plus trop d’importance. Un pur concentré de bonheur à l’heure de l’apéro, c’est aussi ça Météo, eh ouais.

Two percussionists, two saxophonists. The first live at the pace of Brazil, North Africa, Latino, in short sun stuff. The second, tenor and baritone, blow and vociferate their melodies to become all red, heated to the quick by the suns of percussion. Fiery and indefatigable, the four sensitive quilts play with our nerves to drag their attacks in length, to repeat them over and over again, but when the valve opens, what a joy to let off steam on this binary, or ternary, jazz do not know too well any more, since in any case we dance and the rest does not have too much importance. A pure concentrate of happiness at the time of the drink, it is also that, Météo Festival, eh yeah.

THOMAS ANKERSMIT "Perceptual Geography"

Un solo inspiré et dédié à la recherche pionnière de l’artiste sonore américaine Maryanne Amacher (1938-2009) exécuté par Thomas Ankersmit laisse songeur. Les recherches de la première portaient sur les phénomènes psychoacoustiques et la spatialisation du son pour exécuter une chorégraphie de phénomènes sonores au sein d’un arrangement tridimensionnel. Le second démontre une maîtrise de la synthèse analogique tant sur scène que sur disque. Plus récemment, il explore les champs sonores holophoniques, ces sons inexistants faussement perçus par l’oreille interne. Leur rencontre en 2000 scelle une amitié et une complicité artistique qui ne se démentira plus jusqu’au décès d’Amacher. Un hommage à forte persistance aurale.

An inspired solo dedicated to the pioneering research of the American sound artist Maryanne Amacher (1938-2009) performed by Thomas Ankersmit leaves one wondering. The first research focused on psychoacoustic phenomena and the spatialization of sound to perform a choreography of sound phenomena within a three-dimensional arrangement. The second demonstrates a mastery of analog synthesis both on stage and on record. More recently, he has been exploring holophonic sound fields, those non-existent sounds falsely perceived by the inner ear. Their meeting in 2000 seals a friendship and an artistic complicity that will not be denied until the death of Amacher. A tribute to strong aural persistence.

KATHARINA ERNST "Extrametric“

Entendue dans Ventil il y a trois ans, la batterie de Katharina Ernst hypnotisait l’auditeur par sa structure envoûtante basée sur une répétition saccadée. En solo, elle prolonge cet ensorcellement par sa capacité à transcender son instrument pour le sublimer en proposant une suite de séquence abstraite dont l’architecture exprime son goût de la polyrythmie. Fûts et cymbales sont complétés par divers synthétiseurs, des gongs, du tam-tam, une myriade d’objets percussifs, ainsi qu’un kalimba amplifié via des pédales d’effet de guitare pour une suite d’études musicales davantage basé sur un concept que sur un genre musical. La palette sonore s’enrichit ainsi de mélodies déformées, rythmes déchiquetés, pulsation entêtante et sifflements résiduels.

Heard in Ventil three years ago, Katharina Ernst’s drums hypnotized the listener with its captivating structure based on jerky repetition. Solo, it prolongs this bewitchment by its ability to transcend its instrument to sublimate it by proposing a sequence of abstract sequence whose architecture expresses its taste of polyrhythm. Drums and cymbals are complemented by various synthesizers, gongs, tam-tam, a myriad of percussive objects, and a kalimba amplified via guitar effect pedals for a more concept-based suite of musical studies only on a musical genre. The sound palette is enriched with distorted melodies, shredded rhythms, heady pulsation and residual whistles.

NINA GARCIA / MARIA BERTEL

Membre de Selvhenter, dont la prestation de 2015 est encore ressentie ici sur l’échelle de la déflagration sonore, Maria Bertel explore les possibilités du trombone poussé à l’extrême, avec ou sans amplification. La radicalité et l’énergie de son approche la place d’emblée à la droite de Borbetomagus, sans déconner. Depuis 2016, au cours du recommandé festival Sonic Protest, elle aime pressurer nos oreilles aux côtés de Nina Garcia, guitar-hero du quotidien, à côté de qui Jimi Hendrix conte fleurette. Si elle en avait les moyens, elle cramerait une paire de guitares par soir, non en l’aspergeant d’essence, mais simplement par son jeu abrasif, agité, tendu, violemment électrique. Une thérapie cathartique pour se préparer à l’année prochaine !

Member of Selvhenter, whose performance of 2015 is still felt here on the scale of the sound explosion, Maria Bertel explores the possibilities of the trombone pushed to the extreme, with or without amplification. The radicality and the energy of his approach place it immediately on the right of Borbetomagus, without messing around. Since 2016, during the recommended festival Sonic Protest, she likes to press our ears alongside Nina Garcia, guitar-hero of the daily, next to whom Jimi Hendrix fairy tale. If she had the means, she would burn a pair of guitars a night, not by spraying it with gasoline, but simply by her abrasive play, agitated, tense, violently electric. A cathartic therapy to prepare for next year !

L’ÉCLUSE

L’Écluse est un engrenage de roues et de cordes manié par un trio (ou quartet) hanté par une poésie noire et écarlate, qui cherche avec joie, dans une énergie viscérale et extatique, une musique faite autant pour être chantée au fond des vallées mystérieuses et brumeuses des Vosges que dans les bruyants cortèges de tête qui troublent l’ordre policé des mégapoles. Un rituel initiatique basé sur la ritournelle, l’enivrement mental et le fracas sonore pour un concert en forme de « happening », en plein centre-ville historique, rue des Franciscains, cet ordre monastique fondé par le poverello d’Assise qui s’adressait aux oiseaux dans leur langage. La boucle est bouclée, attachez vos ceintures. 

L’Écluse quartet is a machinery made of wheels and strings, haunted by a black and scarlet poetry. With a visceral and ecstatic energy, it seeks to make a music which is meant just as much for the deep and misty valleys of the Vosges mountains as it is for the noisy protest demonstrations that disturb the order of our policed megacities. A ritual based on ritornello, mental intoxication and crashing waves of sound, it will take place this time in the form of a "happening" in the historical city center of Mulhouse, rue des Franciscains, the monastic order founded by the poverello of Assisi of whom it is said that he spoke the language of birds. The buckle is buckled, fasten your seat-belts.

Indus Drum for Kids !

Atelier percussif pour les enfants, avec Olivier Barrage (association Indus Drum), artiste résident à Motoco et Tom Malmendier, batteur improvisateur.

Plus d’infos à venir

 
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