2nd concert / 25 août 2001 / Noumatrouff

Musicien nomade aux trajectoires transversales et nombreuses (Evan Parker, Jac Berrocal, Arto Lindsay, Elliott Sharp, Keiji Haino, etc...) Jean-François Pauvros défriche depuis plus de trente ans de nouveaux champs d’action à coup de guitare saturée, triturant effets et delays, utilisant archet et autres objets. Aventurier amoureux de toutes expressions créatives, il incarne l’imperfection magnifiée dans toute sa dimension poétique.

"Je me souviens des débuts du Free Music Trio (avec Cécile Baudry et Gaby Bizien) à Lille en 1975 (Jean-François passait alors pour un étrange hurluberlu), et de ma surprise à Londres en 1977 de le voir arriver avec Bizien pour jouer en première partie du SMI de John Stevens (avec Rutherford, Watts, Guy, Coombes, Smith). Je me souviens d’une soirée de St-Sylvestre dans un café à Bruges où, averti par mes soins, Pauvros était venu s’inviter pour jouer avec Günter Christmann (la Trappiste a coulé à flots). Je me souviens avoir été terrorisé par Ted Milton au cours d’un concert à Chantenay-Villedieu en 1985 avec Arto Lindsay et Terry Day (« Le Grand Amour »), de la connivence entre John Zorn et Jean-François au sujet des femmes asiatiques, et d’une soirée à Vandoeuvre en 1986 où, ayant un gig le même soir à Bruxelles, Pauvros est arrivé… en avion privé pour jouer in extremis avec Jean-Pierre Arnoux, Terry Day et Steve Beresford (qui a piqué une colère contre les Français parce qu’une gélatine de projecteur avait brûlé). Je me souviens d’une fin de soirée glauque dans un bar à Metz après une performance aux Trinitaires avec Samy Agostini, d’un duo de guitares complice avec Raymond Boni en 1976 à l’auditorium du conservatoire de Lille (qui a brûlé depuis)…" (G. R.)

2001
 
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