« L’essence de Barthélémy, écrit Francis Marmande, c’est d’être de retour ». En effet, après l’ONJ n° 1, les octet pour Otis vers une Nouvelle-Orléans, René Thom et René Thomas, M. Claude, oud et guitares — et avant l’ONJ n°2 —, le Barthé nouveau est arrivé. Cette fois en compagnie du quintet Sereine, avec le vibraphone de Franck Tortillier qu’il se plait à « regarder/écouter s’envoler aussi gracieusement et sûrement » et l’accordéon de Didier Ythursarry qui l’a séduit pour « la finesse de son timbre, sa solidité et son apparente externalité au monde du jazz (pas de clichés) », avec la rythmique solide de la « dynastie Mahieux ». « Je voudrais donner une musique qui soit au premier abord d’une extrême légèreté, explique le leader, et dont les subtilités apparaîtront au public quand il sortira de la salle. J’entends une comédie claire, du blues épanoui, de la truculence distinguée, de la virtuosité sans y toucher, de l’air enfin dans un groupe sans souffleurs, pour une fois ». Un programme en forme de cartes postales et de jeu de pistes (Bornéo, Elles sont des îles, Nuages, Syracuse…), entre Django, Hendrix et Boulez. Une musique tout sauf sereine, of course.

2002
 
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