29.08.2013 - Chapelle Saint-Jean - 12:30

Depuis John Cage la musique expérimentale porte une attention accrue à l’univers sonore environnant le musicien. Et depuis Alvin Lucier, l’espace est posé comme donnée tout aussi fondamentale que le temps pour la musique. Jonas Kocher s’est merveilleusement bien approprié leurs leçons : sa musique bruisse de micro tons, de tapotements sur les clés et crissements de volets, l’ensemble évoquant un délicat tissage d’harmoniques virales qui se perdent dans l’air. Kocher sublime l’accordéon, instrument peu aisé et, à l’instar de la cornemuse, connoté, dont il tire toute une palette insoupçonnée qui n’a rien à envier à celle de Pauline Oliveros.

Since John Cage, experimental music has paid greater attention to the sound universe which surrounds the musician. And since Alvin Lucier, space has been considered to be just as fundamental as time, when it comes to music. Jonas Kocher has adapted their lessons wonderfully : his music rustles with microtones, the tapping of keys and the screeching of shutters, all of which evoke a delicate texture of viral harmonics woven together, which become lost in the air. Kocher elevates the accordion, like the bagpipes a difficult instrument with certain connotations, but from which he draws a whole range of unexpected colours that are every bit as good as those of Pauline Oliveros.

2013
 
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