25 août 2007 // 21h00 // Noumatouff

Charles Gayle est un musicien peu connu du grand public et même assez ignoré des amateurs éclairés. Il est pourtant l’une des voix les plus importantes du saxophone free des vingt dernières années.
Né en 1939, la légende (dans son cas absolument vraie) veut qu’il ait passé une vingtaine d’années à faire la manche dans les rues et le métro new-yorkais, finissant par y passer également quelques-unes de ses nuits.
Aujourd’hui, il dit « qu’il aime toujours jouer et que même si la musique ne lui paie qu’à peine ses factures, il aime ce qu’il fait et ça lui suffit ». Alors que fait Charles Gayle ?
Du free-jazz, noir américain. Cela peut paraître caricatural mais il faut bien avouer que cette façon de faire, qui n’est pas la seule façon de « bien » faire mais qui est la sienne, est sans aucun doute noire-américaine. C’est tout le lyrisme et la violence d’une histoire, d’une expérience et d’une vie. Et puis c’est aussi et surtout une musique dévastatrice, un souffle implacable, une âme, un swing, une attitude, un respect, une intransigeance… Une musique que l’on n’entend plus guère chez nous (à part quelques lieux choisis) mais une musique qui n’a pas perdu une once de son urgence. Indispensable.

2007
 
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