24 août 2007 // 21h00 // Noumatrouff

Sous l’influence de Fluxus et des compositeurs américains, l’Allemagne aura été l’un des berceaux de la Free Music européenne. Elle reste aujourd’hui au premier plan avec une génération de musiciens plus jeunes que les pionniers mais devenus peu à peu des références. Thomas Lehn est de cette « deuxième vague ».
C’est un peu à lui que l’on doit la mort de la frontière vieillotte entre instruments classiques et lutherie électronique. Ses allures de professeur fou doublé d’une pieuvre sautillante ont conquis les plus réfractaires à l’électronique tellement il étonne par son engagement physique et musical.
Avec Lovens, Lehn a trouvé un partenaire de choix. Toute leur musique est traversée d’un swing sous-jacent. D’une sorte de torsion du temps qu’ils rendent élastique. Les résonances des cymbales répondent aux fréquences du synthétiseur, les coups de boutoir électriques trouvent un allier de choc dans l’attirail percussif de la batterie. Épileptiques, impatients, trépidants…, les qualificatifs ne servent plus à grand chose lorsque l’on a affaire à des musiciens de cette dimension.

2007
 
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