On peut aimer le lyrisme échevelé du free-jazz et ne rien concéder au plaisir du groove. C’est peut-être même précisément dans cette alchimie que l’histoire de cette musique est la mieux mise en lumière.
Lucien Dubuis et son trio ont compris deux ou trois choses de cet ordre : les rythmiques sont puissantes, le groove et/ou le swing sont profonds et les thèmes pleins de fraîcheur. Si parfois tout cela boite un peu (non sans plaisir) c’est pour rappeler que la musique à pulsation n’est pas mortifère, qu’elle a encore des choses à dire. Tout comme Schönberg affirmait « qu’il restait beaucoup de belle musique à écrire en Do majeur », Lucien Dubuis se remémore un temps, pas si lointain, où le jazz se dansait et se chantait dans des soirées qui défrayaient la chronique. Il se souvient que le jazz reste avant tout une musique qui donne envie d’envoyer valser les chaises et d’emmener danser les filles.
2007
 
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