21:00 / 25 août 2003 / Noumatrouff

Paul Rogers contrebasse, Bruno Chevillon contrebasse, François Raulin piano, Stephan Oliva piano, Laurent Dehors saxophone, Marc Ducret guitare, Christophe Monniot batterie.

Bruno Chevillon

Contrebassiste français, né en 1959.
Bruno Chevillon a suivi une double formation puisqu’il sort diplômé des Beaux Arts en 1983 où il étudie la photographie, et pratique parallèlement la contrebasse classique auprès de Joseph Fabre au conservatoire d’Avignon. Il fait ses débuts dans le jazz en suivant la classe d’André Jaume, fait partie du GRIM, puis intègre le collectif Lyonnais l’ARFI où il fera une rencontre déterminante : celle de Louis Sclavis. Il sera par la suite associé à une grande partie des projets du clarinettiste.
Outre sa longue collaboration avec Sclavis, il joue avec les principaux musiciens du jazz moderne et des musiques improvisées françaises : Marc Ducret, Claude Barthélémy, Stéphan Oliva, François Corneloup, François Raulin, Laurent Dehors...
Essentiellement sideman, Bruno Chevillon s’épanouit toutefois aussi en solo, notamment dans un spectacle intitulé "Pier Paolo Pasolini ou la rage sublime". On le retrouve également aux côtés du chorégraphe Christian Rizzo sur certaines productions de la compagnie "L’association fragile".

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sources : wikipédia



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Dès le milieu des années 40, disciple de Bach et de Charlie Parker, le pianiste et compositeur Lennie Tristano allait devenir un enseignant influent (principaux prosélytes : Lee Konitz, Warne Marsh, Sal Mosca, Billy Bauer…) dont les conceptions qui allient rigueur et spontanéité en feront malgré lui l’un des précurseurs de l’improvisation libre. C’est à l’art du pianiste, du compositeur et du théoricien que le sextette sans batterie codirigé par Stephan Oliva et François Raulin - un groupe aux allures de all-stars - a choisi de rendre hommage. Une révérence qui démontre à merveille la modernité intemporelle du rhétoricien de Brooklyn, tant à travers la relecture (brute ou modulée) de ses compositions les plus fameuses et des standards du jazz qu’il avait repeints à neuf (Requiem, 317 East 32nd, Avant April…) que dans les pièces originales (signées de l’un ou l’autre des deux coleaders) inspirées par la fraîcheur limpide de ses timbres et l’espiègle sinuosité de ses lignes. Le coup de maître est d’avoir réussi à concilier l’esprit prospectivement spontanéiste du maëlstrom tristanien avec le vocabulaire contemporain volontiers expérimental de solistes qui n’en finissent d’ouvrir les brèches et de dévoiler de nouveaux horizons.
2003
 
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